Demandez le programme !

Publié le par Narrateur de jeu

Salut les trollistes !

 

Il parait que le jeu de rôles souffre ! Hé ben chez moi, ça se bouscule !

On commence à être un sacré paquet de joueur. Occasionnel ou régulier, nous sommes maintenant pas loin de la trentaine. Heureusement que je ne suis pas le seul MJ, sinon, il y en a qui attendraient leur tour longtemps !

 

 

Pour ce qui est des séances à venir voilà ce qu'il en est :

 

Pour ce weekend, il y a une séance le dimanche  31 octobre.

 

Cette date, voudrait que l'on fasse de l'épouvante. Et là, quoi de mieux qu'un "Appel de Cthulhu". Et justement JdR magazine vient de publier un numéro, spécial épouvante, avec un scénario pour AdC qui s'intitule : "De la chair à la chair". Tout un programme...

 

de la chair à la chair

 

 

Quand nous reviendrons, ultérieurement, à " l'appel de Cthulhu", nous commencerons :

"les montagnes hallucinées"...

Les montagnes hallucinées

 

 

 

 

Et n'oublions pas les jeux en cours, et tous les autres qui seront pour plus tard. :

 

 

- Le Seigneur des Anneaux, avec ce qui se passe après la campagne : "La pierre perdue".

Un scénario est prêt depuis longtemps : "Le retour de la reine bleue"

reine bleue

 

 

 

 

- Pavillon Noir, avec la suite de la campagne, commencée en décembre 2009.

Après avoir quitté Cariacou à bord de la Licorne Noire, le capitaine Moresmont cherche des hommes d'équipage à la Martinique. Plus loin il font une prise le "La brise", qu'ils offriront aux esclaves qu'elle transportait. Ensuite le vent tombe et La licorne Noire reste immobilisée en mer, plusieurs semmaines. Le scorbut se déclare dans l'équipage. Quand le vent revient, il faut gagner Puerto Rico de toute urgence.

Le scénario : "sauvetage" se déroulera sur l'île de Puerto Rico :

PuertoRico

 

 

 

-Star Wars : après l'épisode des Ssi-Ruuk,une nouveau danger menace la galaxie...

Le Fils de l'empereur Palpatine, Trioculus, et Zorba, le père de Jabba, s'allient et tentent de reprendre le pouvoir à la nouvelle république naissante.

ZorbaTricoulus

 

 


-Dark Earth : Le grand stallite de Phénice met en place une expédition sans précédent devant rallier les stallite jumeaux Istan et Nople. Les personnages ayant fait leurs preuves seront du voyage. " La croisade de la ville mouvement".

ville mouvement      

 

                        

-Bloodlust, le voyage se poursuivra dans les terres gelées avec les prémisses de l'histoire "éclats de Lune".

flocon de sang

 

 

 

 

-Mantel d'Acier, l'équilibre du monde est rétablit... Mais encore faut il revenir au Verdère, avec ces équipements de l'ancienne espèce, et traverser le Staholm, à moins de partir pour l'île Mechanisola, ou gagner les terres au nord le Hielönewë.

mantel

 

 

 

-Donjon, Doc Gandefer veut sa revanche !!! Episode V, "La royauté en contre-offensive"

Doc Gandefer

 

 

 

MAIS, ce n'est pas tout !

Comme, cette séance est déjà pleine de monde, et que d'autres joueurs ont hâte de reprendre leur activitée, il y aura aussi peut être une partie d' Yggdrasill le samedi 6 novembre ou le dimanche 7 novembre.

Et nous débuterons la campagne : "La sorcière de givre"

Yggdrasill

 

 

                                  

Et ce n'est pas finit !

Sur une idée d'Arnaud R. , je vais adapter le dk à un univers que j'adore : TRON !

tron1

De l'activité matricielle en perspective...

 

 

 

Sur ce a bientôt, je retourne plancher !


La jeunesse d'Akkir.

Publié le par Narrateur de jeu

Nous étions 6 nains...

 

 

 

   Après avoir quitté ma ville natale, Barak Vaar, j'ai commencé à voyager. J'avais tellement entendu parler depuis l'enfance, de toutes ces contrées lointaines et merveilleuses. Située en bordure de la chaîne de montagnes du bout du monde, se dressait une montagne esseulée. On l'appelle le Mont Solitaire. Proche de cette montagne, se tient un lac sur-lequel a été bâtie une ville humaine entièrement en pilotis. C'est là bas que je me suis rendu. La richesse de mes congénères y est surprenante disait on, gemmes et pierreries, plus qu'un nain peut en rêver.


   C'est par le fleuve qui mène à ce lac et à cette ville, que je fis route. Des bateleurs y emmènaient les gens, contre rémunération bien sur. Ma première surprise fut d'apercevoir un grand nombre de bateaux, barques, barges, et autres embarcations circulant dans l'autre sens. Toutes chargées d'une multitude de personnes, et de marchandises, qui semblaient être des biens personnels. Dés cet instant,  l'intuition propre à mon peuple, que les humains qualifient de méfiance, s'éveilla en moi.

   Je débarquais sur les quais de bois craquelant, ainsi que d'autres passagers, mais fort rare et tous de ma race. La ville bien qu' impressionnante,  n'était plus que le reflet d'elle, même. Les maisons abandonnées, les rues désertes, ici et là des objets jonchant le sol, et quelques animaux domestiques en liberté. Cependant le grand hangar de bois prés des quai où je me trouvais, témoignait d'une certaine agitation. Je m'y rapprochais, espérant y trouver un rafraîchissement, le voyage ayant été fort long. Je souhaitais également m'y procurer un moyen de transport pour me rendre à mon but : le Mont Solitaire.

esgarth

   A l'intérieur du hangar régnait une ambiance pesante. Peu d'humains, mais beaucoup de nains. Certains étaient accoudés à un long comptoir au fond de la pièce. Mais mon attention fut attirée vers la table où se tenaient plusieurs personnes qui parlaient fort, et criaient même parfois. De toute évidence il s'agissait d'un litige entre un humain qui devait être marchand, et deux groupes de nains. L'un était composé d'une assemblée portant de rutilantes cottes de mailles, et de délicats rubans qui parcouraient leurs cheveux et leurs barbes. L'autre rassemblaient des individus recouverts d'armures épaisses de la tête au pied. Leur chef martelait régulièrement la table de son poing massif pour ponctuer ses propos. Certains d'entre eux se tenaient raides, debouts, non loin de la table, les armes au clair.

    Les deux clans, car il s'agissait bien là de deux clans, se disputaient l'achat des derniers sacs de semailles du marchand. Celui-ci l'ayant promis aux deux parties, faisaient monter les enchères. Bien que scandalisé par tant d'arrogance humaine, je ne m'attardait pas plus longtemps et rejoignait le comptoir. L'aubergiste me servit une bière à ma demande. Je le regrettais fort vite dés la première gorgée tant cette bière brassée par les humains est insipide.

    La discussion avec le marchand faillit mal tourner à plusieurs reprises, mais un accord fut conclut malgré tout. Le clan des barbes enrubannées avaient remporté la vente. Les autres se retirèrent du hangar, vexés, dans une marche toute militaire, qui fit gémir la parquet, à chacun de leurs pas. Et en quelques instant le hangar se vida. Même l'aubergiste quitta précipitamment les lieux. J'abandonnais alors moi aussi cette endroit et me dirigeait vers les chariots du clan des enrubannés pour me joindre à eux et rejoindre la montagne.

    

    Je fis alors la connaissance simultanée de plusieurs de mes congénères qui souhaitaient également se rendre à la montagne. Certains étaient les mêmes qui m'accompagnaient dans le bateau, et avec qui j'avais déjà eu quelques échanges. je ne pus m'empêcher de remarquer un chasseur de troll, ces nains en disgrâce qui cherchent la mort dans le combat, et dont la crête orange et les nombreux tatouages ne laisse aucun doute sur leur destinée brutale. J'évitais d'ailleurs avec soin cet inquiétant personnage. Quand au clan des enrubannés, le chef de l'expédition, s'appelait Bertam. Il accepta notre compagnie, et en chemin vers la montagne, à bord des chariots cahotant sur les pierres, nous fit part d'inquiétantes rumeurs. Une gigantesque armée descendait du nord et ravageait tout sur son passage. D'après lui, même la région de Kislev, tenue par les humains, avait été totalement dévastée. Les clans se barricadaient dans les forteresses de la montagne, engrangeant toutes les réserves de nourriture et de matériaux qu'ils pouvaient pour affronter la tempête.


   En ce qui me concerne je ne fut pas déçu du voyage. La cité naine du Mont Solitaire m'apparue somptueuse et titanesque. Les sculptures, et l'architecture étaient à la hauteur des plus grands maîtres nains.


forteresse

 

 

    L'accueil, aussi, typique de notre peuple, fut généreux et chaleureux. Pain de pierre, soupe de pierre, champignons, viandes,fromages, et  bières naines... Nous avons alors passé un excellent moment en compagnie des habitants. Lors des festivités nous fîmes la connaissance d'Hamrald le bel, le supérieur de la guilde des joailliers. La même qui avait remporté les ventes et nous avait accompagné jusqu'à la montagne.


accueil


    A table je faisais connaissance avec Durak, individu étrange qui refusait avec obstination d'enlever sa cagoule d'écaille, gagné en arène selon ses dires. Le chasseur de troll, quant à lui,  se nommait Magnar, il eut d'ailleurs une violente altercation avec un fameux nain du nom de Gorkol, dont on appris qu'il était le chef de la guilde des guerriers. Un engingneur à la barbe teinté d'étonnant reflets bleus, nous accompagnait aussi. Il se présenta sous le nom de Grundi. Il parlait beaucoup, et nous perdait parfois dans d'interminable descriptions techniques... Enfin le dernier à notre table portait le nom de Lorgnon. Sans doute parce qu'il en portait une petite paire ronde sur le visage, il portait en lui les signes d'un érudit, comme par exemple le fait de savoir lire et écrire. Il se présenta comme chirurgien-barbier. 

    On nous laissa une chambre commune pour passer la nuit. Mais avant l'aube, on vint nous chercher. L'heure était grave car des éclaireurs avaient rapporté que l'armée de créatures était plus proche que prévue. En plus de cela, on n'avait plus aucune nouvelle d'un fortin en avant-poste. Avant-poste où se trouvait un livre comportant de nombreuses informations importantes. On nous chargea donc de nous rendre sur place pour savoir ce qui était advenu des occupants, et de rapporter le livre. Un peu accablé par cette demande pressente, et dans l'incapacité de refuser, nous nous préparions pour le départ. On nous assigna un guide, portant le nom de Trotman, personnage dés plus déconcertant, au crâne rasé et au front bombé. Un vétéran militaire,  parlant souvent pour lui même, ne répondant jamais aux questions et ayant un penchant immodéré pour la bière.

 

   Nous sommes alors partis...          Nous étions 6 nains :

 

Trotman

                                                   Trotman,

 

 

Magnar                                               Magnar,

 


Lorgnon                                                   Lorgnon,

 


Durak                                                    Durak,

 


Grundi                                                       Grundi,

 


Akkir                                                et moi même, Akkir.

 

 

 

 

   Nous quittions l'enceinte rassurante de la forteresse souterraine et entamions une longue marche . Un vaste réseau de galeries, et de tunnels se

voyage1

succédaient sur notre route. Alors une vaste salle s'offrit à notre regard. Au centre de celle ci se tenait une sorte de cage. A l'intérieur nous pouvions distinguer un mécanisme, des cordes d'aciers enroulées autour d'une sorte de tour à bois, et quantité de leviers et de manettes. Trotman nous fit passer à l'intérieur de la nacelle. Sous nos pieds un étrange plancher metallique sembla vaciller. Puis Trotman abaissa une manette, et je devinais enfin que nous étions dans un monte charge qui descendait à vive allure dans les entrailles de la montagne. Trotman commença à râler près de la machine après avoir manipulé plusieurs leviers. Une inquiétude glaciale s'empara de moi. Et nous continuions de descendre rapidement. Puis le monte charge stopa dans arrêt brutal qui nous fit tous perdre l'équilibre. Un peu secoués nous quittâmes l'ascenseur, pour nous diriger vers l'avant poste.


 

    Nous fîmes un arrêt dans une cavité où des prisonniers nains enchaî nés travaillaient.  Eux-même surveillés par des congénères arbalétriers. Cette vision me choqua au plus haut point et je questionnait Trotman avec agressivité, celui-ci me répondit placidement que c'est ainsi qu'ils fonctionnaient ici, et que les voleurs quelque-soit la société dans laquelle ils vivent méritent d'être punis. Sans plus s'attarder nous reprîmes la route. Approchant d'une galerie d'où nous parvenait le bruit d'un fort courant d'eau, Trotman proposa une halte. Il en profita pour distribuer la bière que nous avions emmené. Il nous expliqua alors que pour assurer notre retraite, mais aussi pour endiguer le flot d'éventuels assaillants qui passeraient par ce point, il lui fallait faire exploser cette partie des souterrains . Le dernier tonneau était en réalité remplis de poudre. Un peu surpris par cette annonce imprévue, nous commencions à protester. Il nous proposa alors de coordonner nos actions à l'aide de sabliers qu'il avait apporté. Résignés, nous acceptâmes. Trotman resta alors sur place. Cela devait être la dernière fois que nous lui parlions. Nous nous séparâmes ensuite.

 

 

    Plus loin il nous fallut franchir une série de paliers et d'escaliers glissants, grossièrement taillés, puis se présenta à nous un véritable canal souterrain au dessus duquel se jetait un pont sombre, taillé dans la roche. Nous poursuivions notre avancée.

voyage

    Plus tard, alors que j'enjambais quelque chose, un compagnon me prévint, et observant alors la chose au sol, nous découvrîmes un cadavre puant. Les restes d'un gobelin pourrissant. Cela signifiant qu'ils étaient parvenu jusqu'à ce point. Pourtant ce cadavre seul ne portait aucune marque de violence. Délaissant le corps, nous prolongions notre route. Et  à la suite d'une mutitudes de couloirs, la première porte, après plusieurs heures de marche, se présentait enfin à nous. J'avais marché en tête de colonne tout le voyage, mais lorsque je vis cette vieille porte entrouverte une angoisse m'étreignit. Et je proposais au tueur de troll de passer devant moi. Il accepta aussitôt. Éclairés par la lumière de nos lampes nous sommes entrés prudemment.  


    Quelques portes sur le côté et en face, sur notre gauche un passage assez large  menant vers le nord, sur la droite un grand couloir faisant un angle. Nous commencions à nous disperser lorsque j'entendis, un bruit de trottinements accompagnés d'un souffle haletant et de grognements. Je me tournais vers l'origine de ces sons et aperçu, une peau verte, avançant vers moi, l'air déboussolée, couverte de furoncles, sa longue langue pointue et violette pendre de sa bouche comme un chien assoiffé. Aussitôt je lui ordonnais de s'arrêter, mais elle resta sourde à ma mise en garde. Je décochais alors un carreau qui l'abattit immédiatement.

      

    Mes camarades se réunirent autour du cadavre. Celui-ci avait quelque chose de singulier, et paraissait comme contaminé ou empoisonné. D'autres bruits se firent entendre. Lorgnon et Durak se précipitèrent de remonter le passage pour bloquer les portes à l'aide du mobilier qu'ils trouvaient. Cela ne faisait plus aucun doute nous étions au fortin et celui-ci avait été repris. Puis une odeur pestilentielle, insupportable envahie les couloirs et les pièces. Un cri rauque, gutturale et lugubre retentit. Le silence se fit et devint pesant. Le formidable bruit d'un coup sourd résonna. Retourné près de la porte, je me tournais cette fois vers la droite. La première chose que j'aperçus fut une main grise gigantesque se poser sur l'angle du couloir, puis une tête apparue, émergeant de derrière le pan de mur. Un visage hideux, démesuré, gris huileux, écorché, purulent... Mon sang ne fit qu'un tour, et je sentis un frisson intense me parcourir la nuque jusqu'en bas de la colonne vertébrale. Mes poils se hérissaient comme un animal effrayé. UN TROLL DU CHAOS !!! Malgré la panique, et comme pour dédramatiser la situation, une chanson de mon enfance me revint en tête : " Ha qu'il fort, ha qu'il est gros, ha qu'il est grand, mon ami troll du chaos..."

Troll du chaos

    Le tueur de troll bondit à l'attaque, trop heureux d'accomplir son destin. Sa hache immense s'abattant avec fureur sur la créature. Moi même malgré la peur je tentais de tirer avec efficacité mes carreaux. Quelques un firent mouches et entravèrent le troll. Mais les blessures de celui-ci se refermaient rapidement. Je remarquais d'ailleurs à cet instant que la chaire du colosse était couverte de pustules, de verrues, et de bubons purulents.

    Grundi se joignit au combat, mais avait grand peine à lui infliger quelques blessures. Le troll poursuivait sa progression, et nous reculions en même temps. Je maintenais mes tirs, voyant désespérément ma réserve de carreaux s'amenuiser. Soudainement le troll ouvrit sa gueule béante et un  gargouillis immonde sembla remonter du fond de ses entailles corrompues. Je m'écriais alors : " écartez vous !!!", juste avant qu'un flot répugnant d'acide gastrique soit vomit par le monstre. Grundi et Magnar eurent à peine le temps de se jeter de côté. Le sol fuma au contact de l'acide.

    Revenu du passage nord, Lorgnon attaqua à revers la chose à plusieurs reprises. Sans lui causer le moindre mal. Tout s'accéléra lorsque quatre peaux vertes firent irruption d'une porte sur notre gauche. Ce fut au tour de Durak de se joindre à la danse de mort. Il se jeta sur un gob, à l'accoutrement étrange, plumes et têtes réduites, fioles, runes et os. Celui-ci maniait une étrange hache primitive, projetant un halo violacée... Je ne vis pas la suite de ce combat trop occupé par le troll qui commençait à nous acculer au fond du passage toute retraite était maintenant impossible.


    Mais grâce aux assauts répétés du tueur, et aussi les coups de Grundi et Lorgon, ainsi que mes carreaux, que je pouvais désormais ajuster plus facilement, le troll finit par chanceler. Battant l'air de ses bras immense, désorienté, à bout de souffle, il finit par s'effondrer dans un grondement sourd et puissant, à nos pieds.

     Chacun d'entre nous reprenait ses esprits petit à petit. Je me mis en quête de mes carreaux tirés à travers la pièce, pendant que mes compagnons reprenaient leurs occupations. Grundi s'aperçu qu'il avait perdu le sablier confié par Trotman. Nous n'avions plus aucune notion du temps. Durak et Lorgnon fouillèrent les gobelins, et les quelques meubles. Magnar lui, trouva le fameux livre, caché dans un bac à sel. Puis les fouilles continuèrent. Et nous nous dispersions.    

    Je me retrouvais alors seul, toujours à la recherche de quelques carreaux. Lorsque j'entendis un son familier et effrayant : le cri rauque du troll. Me tournant vers le corps inerte, celui-ci était pourtant toujours au sol. Je me pressais alors de rejoindre Lorgnon et Durak qui avait ouvert la porte au bout du passage nord. Celle-ci donnait sur l'extérieur. J'y découvrait un spectacle tragique. Au fond d'une vallée boisée, se répandaient, telle une mare visqueuse, une gigantesque armée, constituée d'une multitudes de créatures toutes plus effrayantes les unes que les autres, dont certaines culminaient, à plusieurs dizaine de mètres de hauteur. Nous refermâmes la porte bien vite, malgré qu'ils soient à plusieurs heures de marche. Il fallait maintenant nous hâter de retourner au Mont Solitaire.

 

   C'est alors que retentit un son puissant. Une explosion. Trotman avait fait sauter le passage, nous étions désormais bloqués. De plus l'étude du corps du troll nous révéla qu'un bubon avait éclot. Le corps de la créature était comme une coquille vide, une nouvelle monstruosité devait errer non loin...  Notre petit groupe se rassembla et pris la décision d'explorer le dédale de couloir attenant au fortin, en espérant y trouver une issue vers le fleuve. Mais très vite nous nous découragions de l'étendu du réseau. Nous décidâmes alors de vérifier si le passage était effectivement barré.

    Après avoir parcouru le chemin emprunté quelques heures plus tôt, il s'avéra que la retraite était en effet coupée. Que faire ? Certains d'entre nous étant mineur proposèrent de déblayer et d'étayer la voie, pour se frayer notre propre chemin. Nous nous mîmes à la tâche. Ce travail épuisant nous pris plusieurs heures. Mais nous étions passé ! De l'autre côté du fleuve nous pressâmes le pas. Hélas c'était pour tomber sur une nouvelle épreuve encore plus insurmontable.

voyage2


     La galerie des paliers et des escaliers s'était, elle aussi, en partie effondrée. Nous n'avions qu'une corde pour cinq. Et malgré notre détermination et l'ingéniosité de Grundi, les échecs et les chutes se succédaient, brisant notre moral et nos os. Durak décida même sur un coup de tête de nous quitter et de tenter sa chance par la porte donnant sur la vallée. je ne le revint jamais. Magnar, le tueur de troll, quant à lui, souffrait de fièvre et quelques boutons ainsi que des écorchures noires parsemaient son visage et son bras droit.

   Plus résolu que jamais, nous reprîmes l'ascension, avec sont lot de déboires de blessures et de chutes. Pendant l'ascension d'un palier, alors que nous tenions la corde pour remonter Lorgnon, le sac de celui-ci se mit à fumer. Un épaisse et étrange brume se répandait. Il fouilla précipitamment dans son sac et, en extrait une petite chose, qui de loin m'apparut comme une tête réduite fumante. Il l'a jeta au fond de la galerie, et nous terminèrent de le hisser.

   Malgré tout, au bout de plusieurs heures, nous étions sur le dernier palier.Nous atteignîmes plus tard la cavité des prisonniers. Mais pour y trouver une scène déchirante. Les prisonniers et leurs gardes avaient été massacrés et démembrés. Pendant que je profitais de l'occasion pour récupérer les carreaux des gardiens, mes compagnons découvraient deux monstrueuse pattes grises vérolées et comme arrachées. Le rejeton du troll était passé par ici.

Il fallait pourtant continuer le monte-charge n'étant plus loin...

voyage3

    Nous y parvinrent en effet. Mais il fallait savoir l'actionner car celui-ci était remonté. Grundi ouvrit un de ses livres et après quelques manipulations déclencha un mécanisme et nous entendîmes alors l'élévateur redescendre. Mais un autre bruit nous parvint. Un cri rauque ainsi qu'un grattement. Le rejeton était bien là ! Mais se déplaçant sur le mur caverneux tel un insecte, faisant fit des lois de la gravité. Si son tronc était encore celui d'un troll, son abdomen en revanche était maintenant constitué d'une quantité de petites pattes insectoïdes tel un lombric. Derechef le tueur se jeta sur le monstre, suivit par ses amis, et je rechargeais mon arbalète. Le monte-charge descendait, et le combat débutait. Les coups furieux et désespérés des mes camarades me permis d'enchaîner quelques tirs, et l'ascenseur arriva brutalement. Nous nous précipitèrent à l'intérieur pendant que Grundi engageait le dispositif. A la dernière seconde je saisis le bras de Magnar qui rentrait le dernier. Je ne m'empêchais de remarquer, une fois de plus, les petits boutons noirs sur sur son visage ainsi que les plaques de la même couleur qui semblait gagner tout son bras.

 

   Ensuite mes souvenir sont plus flous. Mais je me rappelle, notre retour harassé de fatigue, et l'accueuil au Mont Solitaire. Je me rappelle aussi des cris du soigneur lorsqu'il aperçut les plaques et les furoncles de Lorgnon et Magnar : " la pourriture de Neiglish, la pourriture de Neiglish !!!" Il furent immédiatement mis en quarrantaine dans une cellule à porte blindée. On m'interdit de les revoir. Mais je me rappelle les cris de démences qui nous parvenaient depuis la cellule, et imagine l'agonie qui a été la leur. Je ne souhaite cette mort à aucun nain.

 

   Au final seul Grundi était encore avec moi. Je ne me suis pas attardé au Mont Solitaire et ait repris ma route...

   Nous étions six nains...

 

 

 

 


Vive le peuple nain !!!!!!!

Publié le par Narrateur de jeu

Amis, nous allons revivre d'anciens évènements !

 

 

 

En effet, dimanche prochain, c'est à dire le 17, nous allons revenir sur  :

" WARHAMMER "  

livre-WHR

 

 

Mais ATTENTION, le concept de cette partie est particulier, car l'équipe de personnages ne doit être composé que de NAINS !!!   VIVE LE PEUPLE NAIN !!!!

6529

 

Et j'aurais l'immense plaisir de me joindre à vous en tant que joueur, puisque c'est Thomas qui nous a proposé cette idée de partie, et c'est donc lui qui la mènera...

 

 

 

Que coule à flots l'or et la bière ! Mort aux Gobs et à bas les elfes !!!! 

AKkir est de retour !!!!

Akkir.jpg

 

 

Et n'oubliez pas : VIVE LE PEUPLE NAIN !!!!!

1599036934.jpg

Les feux de la terre.

Publié le par Narrateur de jeu

Les légendes naissent et prennent formes en Scandia...

4046

De nouveaux héros sont prêt à affronter leurs destins... 

Pierre incarne : Gorm Reidarson, pilote de snekkjar

Gorm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre-Louis incarne :Yngwë Kjrarinson, hirdmen errant

Ingwë

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kilian incarne:Elhidann Rongvaldson,chasseur émériteElidhann

Thomas incarne : un amnésique à la belle voix...Thomas.l

   Chargés de troquer des marchandises dans le Jylland, Elhidann, bien que chasseur se voit confier la responsabilité de cette expédition. Pour tester sa fidélité au clan kjari, le hirdmen aux origines troubles, Yngwë, doit les accompagner. Le Langskip appartenent à dénommé Domor Huldrisson, est piloté par le distant et silencieux Gorm. Mais à peine 1 heure après le départ du village de Rohald, un tempête terrifiante se lève brutalement. Après deux heures de lutte le snekkjar se retourne. Les hommes se réveillent par miracle sur une plage froide et déserte de sable gris . Au delà d'une végétation de résineux et d'épineux denses, recouverts par la neige, une montagne tronquée crache une fumée noire et épaisse. Le sol tremble par moment. Seuls survivants les trois hommes, Gorm, Elidhann et Yngwë rencontrent ce qu'ils prennent d'abord pour un troll. Il s'agit en fait d'un homme en haillon, très grand (plus de deux mètres) aux cheveux et à la barbe aussi noir que le corbeaux. Être très énigmatique qui semble tout aussi déboussolé que nos héros. Ils se présente sous le nom de grands pieds.

   Convaincus qu'il peut apporter son soutien ils s'organisent alors. Ils entreprennent de se repérer et font le tour de l'île, escaladant les partis rocheuses, sautant par dessus des rivières de lave, déambulant sur les longues plages. Mais très vite, la fatigue ainsi que le faim et la soif se font sentir. Ils chasseront quelques crabes, qui suffiront à peine à les rassasier. Puis pendant qu'Elhidann et Yngwë décident d'escalader un petit mont rocheux pour se repérer, Gorm et grand pied constuisent un abris et entretiennent un feu de camp. A la nuit ils s'endorment ensemble dans cette hutte improvisée. Un cri lugubre et inhumain retentit en pleine nuit. Debout et aux aguets, la seule manifestation est une brume dense qui vient tout recouvrir. Au matin des dizaines de bruits étranges se font entendre. Pas feutrés et grognement encerclent les héros. Certains cèdent à la panique (Gorm et Grands pieds) et s'enfuient dans la brume... Des mains bleues et décharnées surgissent de le brume et tentent de blesser ou d'entraîner les héros. Ceux ci quittent finalement les lieux en toute hâte et se réunissent plus loin sur une plage. Une fois la brume disparue, ils reprennent leur chemin en direction d'une zone étrange aperçu la veille par Elhidann. Une fois sur place, il s'agit en fait d'un ensemble de champs calcinés par la lave. Plus loin ils découvrent un village entier dissimulé par la végétation, plus de soixante habitations. Mais la brume se lève de nouveau, pendant que la montagne gronde et explose en gerbes enflammées traversant le ciel obscurci. Il faut fuir derechef en longeant une piste étroite sur le flan de la montagne. Heureusement les créatures de la brume sont lentes. Mais la piste s'arrête au bord d'une faille qu'il faut contourner. Inévitablement ils tombent sur les créatures. Encerclés un combat acharné s'engage :

combat contre les guerriers de Hel

4044(Sur la table les figurines représentent l'encerclement des personnages dépités et desepérés, n'est ce pas Kilian ?)

Les créatures sont cauchemardesques des cadavres ambulants armés, aux corps maigres et décharnés, aux orbites vides, aux cheveux et barbes blancs et filandreux... Alors qu'ils sont de plus en plus nombreux et que tout semble perdu, grands pieds entonne quelques chants étranges, les créatures sont décontenancées, les héros profite de ce bref répit pour se désengager du combat. Pris en tenaille ils s'engouffrent dans la faille, mais c'est un cul de sac. Les créatures s'approchent lentement des héros, et soudain un visage apparaît dans la roche prés d'eux. Un jeune homme vient d'ouvrir un passage et leur fait signe de le suivre. Ils se jettent sans réfléchir dans le passage. En suivant le garçon ils débouchent dans une gigantesque caverne où se trouve un village improvisé de plusieurs centaines de personnes. Ils rencontrent alors différentes personnalités local, comme le chef, les contremaîtres des mines, la fille du chef, la folle du village. Ils comprennent très vite que quelque chose ne tourne pas rond et que les dieux ont maudits cette endroit. Pendant ce temps, la montagne se réveille, multipliant catastrophes et secousses.

   Par de nombreux efforts et négociations ils parviennent à pénétrer dans la forge dont l'accès est interdit à tous, sauf au chef du village. Ils y découvrent une série de pièces incroyables, et une forge fabuleuse. Mais lorsqu'ils parviennent à la dernière salle le chef du village est au sol et ne bouge plus. Prés de lui se tient un petit être étrange à la barbe et aux cheveux épais et ébouriffé tenant un marteau luisant couvert de runes. Un dvergar ! Il négocie alors avec lui, sachant qu'il faut rendre aux dieux un objet précieux : une pierre blanche. Mais le dvergar s'enfuit avec celle-ci. Au même moment des effondrement et des secousses terribles provoquent des failles un peu partout. Les créatures de la brume restées à l'extérieur, en profitent pour pénétrer le réseaux souterrain.

  Malgré tout nos héros rattrapent le dvergar et reprennent la pierre. Mais à cette instant, les créatures approchants la réclame. Elhidann la leur remet. Elles tournent alors les talons. Mais l'île est en train de s'effondrer er de s'enfoncer dans la mer. Par chance, Gorm avait repéré plus tôt une crique cachée ou se tenait un knörr. Ils décident alors de s'enfuir, le coeur lourd d'abandonner les villageois à leur sort. Mais une fois en mer, ils aperçoivent deux langskips récupérés par les villageois, finalement persuadés par les arguments de nos héros dont ils leur avait fait part .plus tôt dans la journée. Il ne reste plus qu'à rejoindre Rohald, pendant que l'île finit de disparaître dans les flots.

Une partie vraiment agréable où nous étions tous à fond...

4043

4049

A bientôt !