Des mains mortes.

Publié le par MJ des Glaces

C'est plus tard, au cours du mois de mars, que nous avons renoué avec les surhommes. Notre partie de La Brigade Chimérique s'est déroulé le dimanche 16, et l'histoire s'intitulait : "De main morte"...  Étaient présents à cette séance :

  1. Fabien incarnant John McGardner, l'étrange médecin aux milles visages.
  2. Pierre-Louis incarnant William Foster, l'insensé marginal alchimiste.
  3. Giani incarnant Ester Bronstein, la talentueuse scientifique volante.
  4. Enzo incarnant Morgan, le discret aumônier acrobate.

 

Paris, 1933, île de la cité, Notre Dame. L'archevêque Jean Verdier est sur le point de partir à la suite de son entretien avec Morgan, lorsque le grand orgue se met a sonner dans la cathédrale. Il est très tôt, quelques notes et c'est à nouveau le silence. C'est anormal. Gabriel se précipite, il n'y a que quelques gouttes de sang sur le clavier et au sol. Rien d'autre. Puis à l'extérieur le cri d'une femme. Une fois sur les lieux Gabriel découvre qu'une des gargouilles crache du sang. Après un rapide coup d'oeil autour de lui, il constate que la place est vide. Alors il se laisse aller... La douleur est terrible, mais ne dure que quelques instants. Maintenant qu'il est de nouveau lui même, il peut se lancer à l'escalade de la paroi de l'édifice religieux. Il atteint le sommet en quelques secondes. Là, sur le toit il découvre le cadavre sanglant de l'organiste Louis Vierne. Il a les mains tranchées...

Des mains mortes.

Ailleurs, dans le Vème arrondissement, au muséum national d'histoire naturelle, dans le club CSM (Consortium Science et Mystère), un petit groupe discute. Le Docteur Mystère, allias Ramna Rumjee, présente l'écrivain François Mauriac a ses amis : Ester, John et William. L'écrivain souhaite relater leurs aventures récentes dans des nouvelles de science-fiction. Mais le trio ne souhaite pas ébruiter ses exploits. Du moins pour le moment. Monsieur Mauriac propose de se retrouver plus tard.

Au cours de la journée suivante, en soirée, ils ont rendez-vous à la cave à Jazz, "le bar Vert", avec Monsieur Mauriac, le docteur Mystère, et un étranger qui souhaite rencontrer l'équipe. De toute évidence un homme faisant l'office à Notre Dame. Alors que tout le monde s'assoit, Mauriac s'enquiert de l'absence de l'un des musiciens auprès d'un serveur. En effet, le talentueux guitariste, Angelo Manetti, est un ami, et François aimerait le présenter aux autres. Puis Morgan arrive à la table et se présente. On lui fait une place. Ce sont de bien sombres évènements qui l'amènent à la rencontre de ce groupe. Morgan est à la recherche d'une certaine Miss Téria, une connaissance commune de Monsieur Rumjee. Hélas celui-ci ignore où elle se trouve. La soirée s'avance, les discussions vont bon train. François Mauriac est de plus en plus inquiet pour son ami musicien et décide de se rendre à son appartement. Le groupe entier lui emboîte le pas.

Une fois sur place c'est étrangement silencieux. William tente de faire voler la porte en éclat. Mais au lieu de cela son poing passe simplement à travers une latte (crunch). Une fois à l'intérieur ils constatent qu'Angelo est allongé sur son lit les mains tranchées ! A l'extérieur Ester est restée près de son véhicule, lorsqu'elle subit soudainement un choc violent. Elle se retrouve face à face avec de vieux ennemis : Naga, Jatuyu et Yaksha. Les anciens hommes de mains du Maradja scientifique Hindou Andha Krishna. Maintenant libres, ils viennent réclamer vengeance. Le bruit de l'attaque a attiré l'attention de ses amis dans l'appartement. Morgan et Foster se jette depuis le balcon du premier et tombe avec fracas sur leurs adversaires, brisant os et béton. Naga est plus rapide, et il faudra l'intervention de John pour l'empêcher de fuir. Une fois leurs ennemis en déroute l'équipe reprend l'enquête.

Des mains mortes.

Leurs pas les mènent sur l'île de la cité. Bien que la police soit présente, l'équipe tient à examiner les lieux de la mort de Louis Vierne ainsi que son appartement. Grâce à l'habileté métamorphique de Monsieur Mc Gardner, celui-ci se fait faisant passer pour un agent du CID. Le jeune policier de surveillance prés du clavier de l'orgue est alors envoyé au rez-de-chaussée. Mais les indices sont maigres à cet endroit. Ester transporte avec elle un casque senseur de sa fabrication pour tenter de déceler des éléments qui pourraient être invisible à l'oeil nu. Sur le toit aussi un agent est en faction. Cette fois John joue le grand jeu est change également l'apparence d'Ester. Ceux-ci se lancent alors dans un fameux numéro duétiste et prononce un discours pseudo-superscientifique, prétextant l'utilisation du casque et devant procéder à un "déphasage". La police prend peur et descend prendre un café au bistrot du coin ! La voix est libre ! Mais, hélas, là aussi les indices ne sont pas suffisants.

L'équipe se rend donc ensuite à l'appartement de monsieur Vierne. Là encore un agent est en poste, et des scellés sont posés sur l'unique porte d'entrée. Fort heureusement, Gabriel habite justement l'appartement voisin. C'est donc depuis  l'habitation de Gabriel que William se lance à sont tour dans un acte prodigieux  en traversant le mur mitoyen pour inspecter le logis de monsieur Vierne. Hélas, une fois dans la pièce d'à côté il tombe inconscient en quelques instants. Gabriel est alors contraint de passer par l'extérieur en escaladant la façade. Cassant la fenêtre et enjambant un pot de plante sur une table sous le rebord. Il se penche sur William, et parvient à le réveiller en lui jetant de l'eau au visage. Au même instant où Wiliam émerge, la plante meurt sous les yeux étonnés de Gabriel. Ce n'est pas une coïncidence. Qu'elle est cette étrange plante ? Et de mémoire il y avait également une plante identique chez Angelo Manetti. Le docteur Mystère aura surement la réponse quand à la provenance de ce mystérieux végétal.

De retour au consortium, "M" identifie le plant. Il s'agit d'une bouture expérimentale développée par un ami, le professeur Renaud, dont il n'a aucune nouvelle depuis longtemps. Mais celui-ci étant coutumier de longs voyages en Afrique, Monsieur Rumjee ne s'est pas inquiété outre mesure. L'équipe se met en route pour Versailles, le professeur Renaud y possédant une adresse. Sur place, personne ne vient ouvrir. Cette fois Monsieur Mc Gardner utilisera le soupirail à charbon pour pénétrer dans la demeure. Remontant par la cuisine, il revient ouvrir la porte aux autres depuis l'intérieur. Une fois de plus la même scène macabre se répète. le professeur Renaud est retrouvé mort, les mains tranchées. De plus sa mort date de fort longtemps, et les odeurs sont insoutenables. Sur un coin du billard, la même plante fanée. Plus loin l'équipe découvre son laboratoire et ses expériences, ainsi qu'un grand nombre de plants dans une serre. Mais ils ne sont pas tout à fait identiques aux plantes retrouvées sur les lieux des crimes. C'est l'impasse.

Une fois revenus chez eux, un coup de fil inattendu de Mauriac va les remettre en selle ! François annonce alors à ses amis qu'il vient de recevoir un colis de la plus haute importance. Lorsqu'ils arrivent à l'appartement de l'écrivain, ouvrant la porte dans un tumulte, François chancèle et titube avec son café en direction de ses amis avant de s'effondrer. John retient l'écrivain pour lui éviter une chute déplaisante et Ester rattrape le café, parce que ça tâche sur les tapis ! L'auteur revient à lui, plus loin sur sa table, un paquet à peine ouvert laisse dépasser quelques branches. Reconnaissant ladite plante Monsieur Mauriac avait aussitôt prévenu ses amis. Il semble que l'odieux criminel s'en prenne désormais à lui. L'équipe questionne alors le concierge qui a, fort heureusement, eu la présence d'esprit de noter le nom de la camionnette de livraison. Il n'y a plus qu'a se rendre à la boutique.

Des mains mortes.

Le magasin Floberville Fleurs se trouve dans l'arrondissement voisin. Mais il a l'air fermé depuis longtemps. Malgré tout l'équipe patiente dans la camionnette citroën d'Ester. Finalement un homme à la mine patibulaire sort par la porte de garage de la boutique pour fumer. Il semble attendre quelque chose puis retourne à l'intérieur. L'équipe s'installe à un café non loin pour surveiller l'évolution des évènements. L'attente sera longue, ce n'est qu'en fin de journée qu'Ester remarque grâce à son casque, la présence inquiétante d'un grand nombre de rats remontant des égouts vers le garage de la boutique. La signature des rats est floue et il est difficile d'identifier clairement les rongeurs, mais cela ne semble pas être des rats en fin de compte. L'équipe passe à l'action. Utilisant lui aussi, les égouts, William, émerge dans le garage et ouvre la porte pour permettre à ses acolytes de rentrer. Dans le rez-de-chaussée de la boutique, ils trouvent une réserve de ces fameuses plantes, et aussi un curieux coffre dans lequel semble y être enfermés les "rats". Une fois le coffre bloqué, Gabriel monte à l'étage en toute discrétion. Puis une fois le truand surpris et acculé, l'équipe le rejoint. Ester volant dans la cage d'escalier à l'aide de son appareil effraie d'autant plus l'individu. Sous la pression le bandit craque et avoue qu'il est l'homme de main d'un certain "le Dextre", qui possède un manoir à Vincennes. C'est cet homme qui vole les mains des victimes qu'il a choisi. L'homme de main étant simplement chargé de livrer les plantes.

L'équipe se rend donc au 23 rue de Fécamp, à Vincennes. La propriété est immense, et une serre de belle taille est acolée au manoir. Ester y décèle la présence d'un grand nombre de ces "familiers", grâce à son casque. Gabriel décide de pénétrer la bâtisse en l'escaladant et en passant par une cheminée. Ester, elle, s'envole, prête à foncer à travers la fenêtre de l'étage, là où elle a répéré la présence du "Dextre". Foster et William attendent également le signal. Puis c'est l'assaut ! L'équipe s'engage dans la pièce en emportant une partie des murs. Qu'elle n'est pas leur surprise de constater qu'une multitude de mains autonomes et animées s'en prennent à eux, armes à la main, pour défendre le Dextre. Lui même pouvant à volonté échanger de paires de mains pour se défendre. Utilisant successivement celle d'un boxeur, d'un tireur délite, d'un escrimeur...  Puis lors du combat une porte vole en éclat ! Pénètre alors dans la salle une main géante, constituée en réalité d'un véritable conglomérat de centaines de mains ordinaires. Malgré tout l'équipe de surhomme prend le dessus ! Ester envoie un rayon de son appareil sur Le Dextre qui s'effondre alors en même temps que toutes "ses" mains...

L'équipe est victorieuse. Et Le "Dextre", alias Auguste Senestre, est envoyé aux chambres jaunes de l'asile Sainte Marie.

Des mains mortes.

Bon bah c'est pas tout ça ! Nous avons encore un rendez-vous avant de parler d'avril !

A bientôt !

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